.Si tu trouves que tout ça vaut le coup, que la vie comme tu la vis tiendras jusqu'à la fin, si tu penses connaitre le bonheur, cours, loin, vas chercher ce que tu trouveras en vivant comme cela. Cours après un heur de plus en plus difficile à atteindre. Va au bout du monde, ramène mille merveilles, mille songes, mille contes, mille beautés, mais ne me cherches pas à ton retour, je ne serai plus là.
.Si tu pense que cela n'en vaut pas la peine, que la vie n'est qu'une barrière entre le paradis et toi, si tu veux courir plus vite, sauter plus haut et voir plus loin, si tu n'as plus rien à perdre car tu as tout brulé déjà, et que tu aspires à la paix; viens. Viens à moi, on s'assiéra sur un banc de pierre blanche, entrez deux ombres, face au ciel et à l'infinité. Je t'ouvrirais les yeux. J'enlèverais tes masques, et tu sentiras à nouveaux le vent qui engourdira ta peau, et défera tes cheveux.
.On parlera du temps. On parlera du moment où tout était si simple. Où tu étais si simple. Où tu étais juste toi, et pas ces reflets mélangés de tes idoles adorées; tu étais juste toi, maquillage sans paillettes; tu étais juste toi...
.On parlera du bonheur, malheur, des fous-rires, des pleurs. Notre mélancolie n'existait pas.
.Tes trahisons, tes mensonges, ta fierté, ta déloyauté, tout tombera dans le tombeau scellé de ton repentir. Toi, tu tomberas dans mes bras, et nous rirons encore et encore, pour faire disparaitre nos rides, nos années, nos ranc½urs; et tout le beau sera de nouveau là. Toi et moi sans obstacles. Toi et moi dos au mur.
Toi et moi comme toujours, pour toujours.